Menteurs, voleurs et compagnie ! Crimes contre l’Humain !

Pour une Médecine Humaine

 Tout ce que l’on vous montre est, hélas, illusion.

Les dévoilements télévisuels, les associations « qui luttent pour le bien de l’humanité, les experts en tout et en n’importe quoi, les promesses de nos politiques, etc.

Vous penserez que ces quelques lignes sont désespérées et désespérantes. Il n’en n’est rien. Juste une volonté de poser les lunettes grossissantes que l’on nous a imposées depuis trop longtemps. Les anciens nous disaient : Qui veut faire l’ange, fait la bête. Rien n’aura été plus juste comme qualification des attitudes dans les politiques dites de santé.

Mes réflexions viennent du visionnage de l’émission d’Arte : Médicaments : les profits de la pénurie. https://www.youtube.com/watch?v=d8GsCf6jy-M

A priori rien de nouveau sous le soleil pour le médecin que je suis. Enfin que j’ai cru être. Un médecin qui d’emblée (dès mon entrée à l’hôpital) avait repéré les manipulations de ceux que l’on appelait les Labos. Et je suis obligée d’avouer que j’étais encore loin d’avoir tout réalisé.

Le discours d’Arte, sous un abord « dénonciateur » n’est que manipulations. Pas mensonge ou chantages, ça c’est le côté Big Pharma et Politique Européenne.

Manipulation tout d’abord parce que les journalistes font du sentimentalisme en nous parlant des enfants qui meurent faute de médicaments. Manipulation émotionnelle.

Manipulation parce qu’à aucun moment ils ne se posent la question de l’utilité réelle des médicaments vendus à prix d’or. Manipulation mensongère.

Bien au contraire à grand renfort de larmes de parents éplorés ils « accusent » les labos de leur profit faramineux et les politiques de ne pas savoir les négocier. Et l’épisode du petit couronné en est simplement l’illustration la plus visible.

Il est absolument évident que les industries, quelles qu’elles soient, veulent faire de l’argent. Oui…mais il est question de la vie !

Et bien justement parlons-en de la Vie. Parce que tout au long de ce reportage la manipulation la plus terrible est celle des mots et des concepts. On vous assène que la santé et la vie valent bien plus que le prix des médicaments, que toutes les vies se valent, blablabla.

Si notre « crise sanitaire » actuelle a une utilité c’est bien celle d’avoir dévoilé le haut de l’iceberg. Et le reste, vous vous souvenez les 9/10èmes qui sont sous la surface ?

Je passerai rapidement que les grandes industries du médicament ont été de près ou de loin impliqués dans les horreurs nazies. Un petit exemple : aujourd’hui fusionnée avec Rhône-Poulenc pour former Aventis puis Sanofi-Aventis, Hoechst, qui tenait son nom de la ville éponyme, était avant et pendant la Seconde Guerre mondiale une des composantes du célèbre IG Farben, le grand conglomérat chimique allemand. https://www.lesechos.fr/2010/04/une-entreprise-allemande-du-temps-dhitler-1086033

Bayer n’est pas en reste :

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/bayer-et-monsanto-ces-deux-geants-a-l-histoire-sulfureuse-599001.html

Bref tous de grands bienfaiteurs de l’humanité. Mais les Big Pharmas ne sont plus des laboratoires de recherche. Mais comme le dit d’ailleurs très bien le documentaire d’Arte des capital-risqueurs…avec les deniers publiques. Ils investissent dans des start-up à fort potentiel dont ils rachètent très cher les brevets. Et qui dit rachat dit retours sur investissement. En oubliant au passage que ces start-up ont souvent bénéficié des largesses publiques.

Voilà pour un petit bout de la partie immergée de l’iceberg.

Pas besoin d’être clairvoyante pour repérer les dessous de table dans les négociations sur les prix entre les Big et les états. D’ailleurs pas moyen de savoir réellement combien coûte l’achat d’un médicament… secret d’état. Curieux non puisque le Président du Comité Économique des Produits de Santé Mr Philippe Bouyoux refuse de donner le montant des « remises »… confidentialité des affaires. Entre secret défense et secret des affaires la transparence concernant les médicaments, indispensable pourtant à une réelle responsabilité de santé, est vraiment bien malade. Agonisante, même étouffée par les secrets, mensonges et bien pire… chantages.

Allez encore un peu de patience la mer descend et dévoile encore… Mais là c’est encore plus toxique. Se posant en garante de la transparence, Pauline Londeix fondatrice de l’Observatoire de la transparence dans les Politiques du Médicament, OTMeds.org qui s’ait donné comme objectifs de « veiller à la mise en place de la résolution sur la Transparence sur les marchés pharmaceutiques votée à l’Assemblée mondiale de la santé en mai 2019 ». Alors vous me connaissez je vais voir immédiatement les 10 mesures pour une politique pragmatique au service du droit à la santé. Si vous avez le courage de plonger, vous les trouverez sur : https://otmeds.org/outils/une-politique-pragmatique-au-service-du-droit-a-la-sante/

Quel bonheur que ce langage directement issu de la novlangue. Militante et pleine de bonnes intentions certes mais totalement immergée dans la pensée unique. Personne (enfin quand je dis personne je parle d’êtres humains, pas de robots télécommandés…) ne peut aller contre sa volonté de demander la transparence dans les politiques du médicament et l’accès aux traitements pour les plus pauvres.

Mais que peut donc recouvrir le terme de politique pragmatique… le dictionnaire nous en donne une belle définition : politique adaptée à l’action concrète.

Ma définition serait « ménager la chèvre et le choux ». Faire avec ce qui est, c’est-à-dire continuer avec quelques aménagements à accepter la mainmise des labos sur la santé des populations. Dans le contexte actuel, devant les profits monstrueux, les conflits d’intérêts, les lâchetés de tous les technocrates, les trahisons des politiques comment parler encore de pragmatisme. Il est pragmatique pour une entreprise de privilégier des traitements qui concernent beaucoup de malades plutôt que de chercher à soulager quelques milliers de personnes dans le monde. Voilà ce qu’est le pragmatisme dans un monde dominé par la finance et les actionnaires.

Et surtout le droit à la santé n’existe pas. Seul peut et doit exister le droit aux soins. Et aux meilleurs soins. Bien loin de pinailler sur les mots, ce genre de « confusion » (au mieux) et/ou de manipulation consciente (au pire) rend immédiatement impossible la résolution du problème.

Einstein, un spécialiste en résolution de problèmes, disait deux choses essentielles :

Un problème créé ne peut être résolu en réfléchissant de la même manière qu’il a été créé.

Et plus précis encore

On ne peut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre

Plus réaliste que pragmatique n’est-ce pas ?

La santé n’est pas un droit car elle est une responsabilité individuelle. Être en santé appartient d’abord à la personne. Et lorsque je parle de responsabilité c’est l’engagement fort que prend l’être humain de SE respecter et de respecter l’autre.

À aucun moment la responsabilité ne peut venir de l’extérieur à nous-mêmes mais à tout moment la prise de conscience de notre vulnérabilité entraîne la conscience de la fragilité de toute l’humanité.

Alors comment faire face à ce qui peut nous sembler une manipulation monstrueuse. Tout simplement en reprenant notre puissance personnelle, en arrêtant de déléguer à d’autres, médecins, soignants, institutions, politiques, la responsabilité de notre santé et se dresser face au monstre pour dire NON et s’apercevoir qu’il n’était qu’une souris.

Changer de niveau de conscience et comme le disait aussi notre célèbre scientifique : Ne fais jamais contre ta conscience, même si l’État te le demande !

Le véritable signe de l’intelligence ce n’est pas la connaissance mais l’imagination. (A. Einstein)

Et bien plutôt que d’exiger, de menacer, faire plus de la même chose, IMAGINONS ENSEMBLE !

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